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09 février 2021
Portraits d'Alumni

Eleonore de Bonneval

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Découvrez le parcours de :

  • Eleonore de Bonneval
  • Promotion 2003 - Master MIPC
  • Multisensorial storyteller - Membre du collectif NEZ

 

Quelles études avez-vous faites ?

Jai un parcours plutôt atypique et pluridisciplinaire avec une double formation: diplômée en Business Management de l’université de Westminster, Londres et de l’Euromed de Marseille, j’ai par ailleurs fait un Master en Photojournalisme et Documentaire au London College of Communication (LCC). Entre les deux j’ai suivi le Master MIPC de l’ISIPCA dont j’ai été diplômée en 2003.

J’ai profité de mes formations en Business pour réaliser tous mes stages dans l’industrie de la parfumerie: au département relations presse chez Kenneth Green Associates (KGA) - premier distributeur de fragrances sélectives au Royaume Uni et en évaluation chez Symrise à Barcelone. Pendant mon alternance du Master MIPC j’étais en Marketing opérationnel chez Labosanté, une entreprise spécialisée dans les produits dhygiène-beauté pour enfants.

 

Quel est votre parcours professionnel suite à la formation de l’ISIPCA ?

Preuve par l’exemple de l’importance des stages dans un parcours pro: une fois diplômée je suis retournée à Londres chez KGA. Responsable du Marketing Opérationnel pour Narciso Rodriguez puis pour Issey Miyake Parfums, je suis restée plus de 3 ans en poste.

Un voyage au Cambodge dans un orphelinat dont le système éducatif est basé sur l’expression artistique a changé tous mes plans de carrière!

J’ai décidé de devenir photographe et c’est peu après cela que j’ai intégré le Master en photojournalisme du LCC. Néanmoins toujours fascinée par le pouvoir de l’odorat, j’ai traité l’anosmie comme projet de fin d’études. Ce projet pour lequel j’avais beaucoup d’ambitions dès le début de mes recherches a été exposé plusieurs fois depuis et sous différentes formes. Il y notamment eu l’exposition participative et interactive ’L’odorat, sens invisibleau Musée International de la Parfumerie de Grasse en 2018.

Anosmie, vivre sans odorat présenté à Paris lors de l’édition 2014 des Rives de la Beauté fut l’occasion pour moi de rencontrer Dominique Brunel d’auparfum. Il réfléchissait avec Jeanne Doré au fait de lancer un magazine papier devenu depuis Nez, la revue olfactive. J’ai tout de suite adhéré au projet et j’ai rejoint le collectif de Nez. Aujourd’hui, je collabore à de nombreux projets éditoriaux et digitaux pour le Bureau Olfactif.

Egalement réalisatrice de documentaires, je travaille notamment avec processméditerranée - un programme qui vise à promouvoir l'entrepreneuriat social sur le pourtour méditerranéen. Les sujets traités sont divers: gestion des déchets au Liban, gestion des ressources en eau dans les palmeraies du Sud-Est Tunisien,… J’ai aussi un rôle de formatrice dans ce programme, transmettre me nourrit beaucoup.

 

Qu’aimez-vous particulièrement dans le métier que vous faites aujourd’hui ?

La diversité, les rencontres mais aussi l’accompagnement qu’il soit d’ordre pédagogique ou stratégique. J’adore le fait de travailler sur plusieurs formats (écrit, photo, video) et sur des thématiques variées ce qui me permet de constamment croiser les regards.


Pourquoi avez-vous choisi ce domaine/ cette filière ?

Dès la Seconde je savais que je voulais travailler dans cette industrie. Sensible aux parfums d’abord, j’ai très vite cherché à comprendre la physiologie de l’odorat  et le rôle joué par les odeurs dans notre quotidien. Quand j’étais en Première, mon père ORL m’a offert un livre intitulé Les troubles du goût et de l’odorat de Pierre Bonfils et Patrice Tran Ba Huy… amusante coincidence.

 

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux étudiants qui souhaiteraient exercer votre métier ?

Il faut laisser beaucoup de place à la rencontre, savoir s’entourer et identifier les personnes avec on a envie de travailler et d’avancer. Il faut aussi savoir se faire confiance, avoir des rêves et lenvie furieuse den réaliser quelques-uns.

Et si vous avez le tempérament entrepreneurial, savoir être un couteau suisse est une vraie force.

Comment décririez-vous votre expérience à l’ISIPCA en 2 mots ?

Mon passage à l’école à été fondamental et surtout clé dans ma réorientation professionnelle et dans mon évolution.

 

Avez-vous un souvenir de l’ISIPCA que vous aimeriez partager avec nous ?

J’adorais mes cours avec Patty Canac. Je me souviendrais toujours du jour où elle nous a évoqué le travail qu’elle menait à l’hôpital de Garches auprès de patients aux troubles mémoriels sévères. Découvrir que les odeurs pouvaient être utilisées dans le cadre de thérapies était une révélation! Mon travail plus artistique autour de l’odorat initié près de 10 ans après mes cours avec Patty découle de cette journée… comme quoi il faut savoir laisser le temps aux projets de mûrir en nous!

 

Pour me suivre :

 

 




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